
Le départ de la dernière spéciale d’un rallye dégage une saveur particulière. Equipages marqués, machines éprouvées, il faut tenir, rester vigilent et conclure la semaine avec l’art et la matière. Benoît Rousselot l’a réalisé, il remporte la catégorie « Production » (T2) pour la première fois de sa jeune carrière en rallye raid.
Durant les 156 km de l’ultime spéciale du Rallye d’Orient, Benoît Rousselot et Fabian Lurquin, solides leaders de la catégorie Production, ont coopéré comme ils le firent quotidiennement au cours des six précédentes étapes. Chacun dans son rôle s’est appliqué « tout en assurant » s’empresse d’exprimer le pilote Nissan France. Une victoire à portée de main se construit jusqu’au dernier mètre. Raison pour laquelle, les deux compères ne se sont mis aucun « stress », en roulant sur un bon rythme et en gommant définitivement de leur tête, la pénalité (6 minutes) dont ils furent chargés la veille pour être sortis du couloir des 1km (1.3km).

Une victoire remportée haut la main avec 1 heure d’avance sur Ronan Chabot et un bilan à chaud rempli d’émotion pour le rookie.
«Jesuis satisfait de cette première victoire qui j’espère en entraînera d’autres. Concrétiser dès ma troisième participation, avec un navigateur nouveau et tout aussi novice que moi, cela n’est pas évident. La navigation sur ce rallye primait énormément. Nous avons, Fabian et moi-même, beaucoup appris au cours de cette semaine, libérant des facultés que nous utiliserons pour la suite de la saison. Mon tonneau (de jeudi), l’erreur de navigation de Fabian hier, sont des leçons. Nous n’avons jamais perdu notre sang froid durant les coups durs, rectifiant le tir de la meilleure façon, le lendemain ».
Une 6ème place au général, une première en Production de quoi réjouir le jeune équipage rempli de bon sens et de bonne volonté. «Jesouhaite à l’avenir, former avec Fabian un équipage redoutable, j’espère que nous le montrerons en Egypte puis au Desert Challenge. S’il nous faut aller à Dubaï pour y défendre nos chances de titre, nous ferons l’effort de tout rassembler pour ce déplacement pas vraiment prévu au programme ».

En Egypte, prochaine manche mondiale, Isabelle Patissier s’y rendra, comme Benoît Rousselot pour la toute première fois. La championne d’escalade arborait à l’arrivée, un sourire qui en disait long sur sa satisfaction partagée par son navigateur Thierry Delli Zotti, à la 7ème place. «Ma première pensée va vers René Metge que je remercie pour la qualité et la variété de son tracé. On trouvait dans ses choix de pistes, de multiples ingrédients favorisant le pilotage et donnant une grande part à la navigation. Nous ne nous sommes pas ennuyés au cours des journées qui étaient aussi belles les unes que les autres. On sent que René est un ancien pilote et qu’il à cœur de faire partager sa passion pour le rallye-raid en offrant ce qu’il trouve de mieux dans ce pays. »
Pour Isabelle et Thierry, terminer le rallye en si bonne position ne pouvait qu’enrayer les précédents regrets. Elle ajoutait en guise de conclusion : «Notre déplacement en Turquie, le valait bien ! »
Deux équipages réjouis, un préparateur tout aussi satisfait. André Dessoude, d’ajouter et de positiver : «Jesuis content de cette réussite. Nous irons en Egypte et à Dubaï pour nous battre jusqu’au bout. Je sais que nos Nissan Pathfinder sont performants et, faire gagner Benoît reste une priorité tout en caressant l’espoir de signer le doublé en Production avec le Russe Sukhovenko (vainqueur au Maroc), en fin de saison ». Objectif fixé en début de saison afin que le titre soit conservé chez Nissan et que détient toujours Isabelle Patissier.