Compte-rendu
BILAN FINAL
Dimanche, 15/1/2006
Le Team GALP ENERGIA prend la 7ème place du Lisboa- Dakar…
et se classe premier équipage privé.
Six pays traversés, 4 813 km de spéciales pour un total de 9 043 km, voilà ce que fut la 28ème édition du Dakar. Une édition difficile où seuls 35% des équipages auto engagés ont rejoint le Lac Rose. Un rythme très soutenu qui a considérablement usé la mécanique et les forces des équipages.
Le Team GALP EN ERGIA engageait une seule voiture, le Pickup Navara de Carlos Sousa. Un statut d'équipe privée avec une motivation à toute épreuve. Résultat : une septième place au général, devant bien des véhicules officiels disposant de moyens bien différents.

Carlos Sousa savoure sa joie. Une 7ème place ce n'est pas un podium, mais la concurrence était acharnée et il fallait aller au bout de ce 28ème Dakar, particulièrement difficile et exigeant. Mission accomplie pour le Team GALP ENERGIA.
« Nous terminons première équipe privée, c'est déjà une bonne chose. L'équipe a très bien travaillé pendant ce Dakar. Une équipe professionnelle et attentive. Je tiens à remercier Christophe Chapelain pour son boulot, mais aussi Jean Marie Lurquin qui n'a pas ménagé ses efforts. Chapeau car au niveau navigation, ce n'était pas vraiment simple. La voiture a très bien marché, mais nous avons bien vu que nos concurrents ont beaucoup travaillé pour augmenter leurs performances. Je suis très heureux d'être à Dakar surtout que demain j'aurais 40 ans…C'est un beau cadeau d'anniversaire d'être là… »

Jean Marie Lurquin naviguait pour la première fois Carlos Sousa. Le Belge est ravi d'avoir partagé ces deux semaines de course avec le pilote Portugais sur lequel il ne tarit pas d'éloges : « Je dirais que ce résultat est inespéré.Il faut absolument souligner la performance de Carlos, car c'est un pilote privé. Il doit gérer son budget et garder beaucoup de lucidité en toute circonstance. Il doit faire attention s'il décide d'attaquer car il peut hypothéquer ses chances de résultats et sans résultats, pas de sponsors. C'est vraiment un pilote extraordinaire. »

Délivrance et satisfaction d'en avoir terminé, même si le résultat sportif escompté n'est pas vraiment là, Benoît Rousselot parvient au terme de son second Dakar en 2ème position de la catégorie T2 essence.
Galères et joies font partie de la légende du Dakar et Benoît Rousselot retiendra cette année autant l'expérience sportive que sa dimension humaine.

« Ce Dakar a été particulièrement difficile, beaucoup plus difficile que l'année dernière. De nombreux incidents de course sont venus perturber notre progression et nous ont fait perdre du temps. Sur le plan sportif, nous sommes passés à coté de l'objectif, et notre seconde place en catégorie Production essence n'est qu'une maigre consolation.
L'enchaînement de deux journées à problèmes a compliqué les choses et après il est très dur de pouvoir revenir quand vos adversaires ne commettent aucune faute. A la régulière c'était impossible.
Sur le plan humain, le Dakar reste une grande aventure et un grand moment de vie. On doit aller puiser les ressources nécessaires très profond pour rester motivé et positif. Mais je dois avouer que Sylvain et moi avons su garder la pêche en toute circonstance, même lorsque cela devenait très dur et que le doute pouvait s'installer.
Je garde en tête que participer à une telle épreuve est une chance. Le Dakar reste magique, y compris dans la galère. Seul le Dakar peut offrir autant de sensations et d'émotion, c'est bien une légende… »

Les deux équipages Chinois se sont montrés performants et très disciplinés. La 19ème place de Xu Lang est très magnifique. En deux ans de participation au Dakar, Xu Lang et Zhou Yong ont terminé tour à tour à cette 19ème place. Zhou Yong a fait preuve d'une grande motivation et de détermination pour terminer le rallye car avec ses soucis de moteur vers la fin, sa voiture consommait près de 40 litres d'huile par jour…Un vrai morceau de bravoure. Mais tous deux sont là et c'est l'essentiel. Bravo au Team Zhengzhou !


Pour Daniele Canonico, Team Manager de Tecnosport, le bilan du Dakar 2006 est mitigé : « Sur un Dakar il faut un minimum de chance, cela fait partie du jeu. Mas je dois dire que nous en avons cruellement manqué. Dès le début de la course nous avons eu des petits ennuis à répétition, y compris sur les véhicules d'assistance. Je suis très heureux que Kenjiro Shinozuka ait roulé sur le nouveau Pathfinder. C'est un pilote très rapide. Malheureusement, il a eu des soucis répétitifs sur la suspension arrière. Globalement, cette nouvelle voiture a bien fonctionné et Novitskyi est à l'arrivée. Nous allons à présent travailler pur régler ces problèmes de suspension et fiabiliser la voiture. »