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Amaury Sport Organisation (ASO), sponsor du Rallye Dakar, a tenu une conférence de presse le 22 novembre pour dévoiler le parcours de la 28ème édition, le "Euromilhoes Dakar 2006", tiré du nom de la compagnie de loto du Portugal. Comme on le sait maintenant, l'épreuve de cette année démarre au Portugal pour la première fois dans l'histoire du Paris-Dakar, quittant Lisbonne le 31 décembre.
Pour atteindre Dakar, la capitale du Sénégal, le 15 janvier, il faudra 16 jours, y compris une journée de repos, et une distance totale de 9.043 km, dont 4.813 en étapes de compétition ("Étapes spéciales" ou "SS"). Les sept pays traversés sont le Portugal, l'Espagne, le Maroc, la Mauritanie, le Mali, la Guinée et le Sénégal. Nouakchott, la capitale de la Mauritanie, a été retenue pour la journée de repos le dimanche 8 janvier. Les bivouacs utilisés sont des endroits déjà visités par le rallye et la route qui les relie sera la même que celle qui a servi dans le passé. Cependant, le parcours défini par les nouveaux directeurs de la course, Stéphane Le Bail (4 roues) et David Castera (motos), sera probablement différent de ce que l'on a connu dans le passé. Une raison importante de cette différence tient aux restrictions imposées au GPS (Système de Positionnement Global), fourni par les sponsors. Jusqu'à l'édition 2005, les "way-points", comprenant latitude et longitude, étaient indiqués comme points-pivot de la course et les navigateurs maintenaient un cap correct en les traçant sur leur carte. Mais cette année, la position des "way-points" n'apparaîtra pas, tant que les équipages ne se trouveront pas dans un rayon de 3 km. Par conséquent, le GPS ne fournira que des valeurs absolues et les navigateurs devront donc contrôler leur compteur kilométrique (odomètre), leurs relevés et leurs cartes. Quand ils se trouveront à moins de 3 km d'un checkpoint ou d'un way-point, le GPS indiquera la distance et l'orientation en rapport à leur objectif. Ce retour technologique en arrière au début de la décennie 90 quand le GPS commercial n'existait pas encore permettra de tester le savoir-faire et l'intuition des navigateurs.
Une autre différence au niveau de la compétition est l'introduction d'une limite de vitesse à 150 km-h pour les motos, suite à l'application d'un plafond comparable pour les camions en 2005. Cette restriction sera appliquée non par l'installation d'un équipement limiteur, mais par des contrôles aléatoires des données sur la vitesse, enregistrées par GPS. Des pénalités seront imposées en cas de dépassement de la limite. Si le GPS permet d'enregistrer avec précision la vitesse au sol, les compteurs de vitesse, basés sur la vitesse des roues, sont moins précis en tout-terrain où le taux de patinage des roues, et partant la marge d'erreur, augmentent en fonction de la vitesse. C'est ainsi qu'en 2005, les navigateurs devaient surveiller les données de vitesse GPS en vue de leurs instructions aux pilotes, de manière que la limite imposée aux camions ne soit pas dépassée. Outre la limite appliquée aux motos à compter de cette année, les sponsors ont envisagé une réglementation de la vitesse pour les 4 roues également. C'est ainsi qu'une limite fixée à 50 km-h restera surveillée par GPS lorsque les véhicules traversent les villages et autres régions habitées. Ces dernières années, la popularité du Dakar ne cesse de croître. Cette fois-ci encore, il a attiré un nombre record de candidats comme en témoigne le fait que les inscriptions étaient déjà closes à la mi-juin. En classe motos, on comptera 240 machines, chez les 4 roues, ils seront 187 et il y aura 80 camions, soit 507 véhicules, le second total après celui du 10e Rallye Dakar en 1988 où l'on avait compté 602 véhicules inscrits. Parmi les 4 roues, la compétition sera rude. Outre Nissan, on retrouvera en effet les géants que sont Mitsubishi, Volkswagen et BMW, prêts à lutter d'arrache-pied sur un parcours extrêmement exigeant.
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