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PILOTE
52 ans, né le 27 avril 1952 à Tuupovaara
Marié, 4 enfants |
11e participation au Dakar
Palmarès au Dakar : 4 victoires (1987, 1989, 1990, 1991), 4e en 1996, 5e en 1992, 7e en 2003, 8e en 1993.
Victoires en rallye-raid : Rallye des Pharaons 1987, 1988 et 1989, Rallye de l’Atlas 1988, 1995 et 1997, Hong Kong-Pékin 1993 et 1996, Master Rallye 1996 et 1997, Rallye de Tunisie 1988, UAE Desert Challenge 1997, Baja Aragon 1990, Baja Portugaise 1995 et 1997, Baja Espagnole 1996.
Vainqueur de la Coupe du monde des Rallyes tout terrain 1997
Palmarès en rallye : champion de Grande-Bretagne 1976 et 1980 ; 10 victoires en mondial, champion du monde 1981.
Le sport automobile est toute sa vie. Ce fut presque aussi sa mort. La faute à une terrible sortie de route, à plus de 200 km/h, sur le Rallye d’Argentine 1986. Ari a frôlé la mort puis a mené un long et difficile combat pour la guérison. Son retour à la vie fut symbolisé par sa présence au départ du Dakar 1987…et par sa victoire, 22 jours plus tard à Dakar. Le plus volant des Finlandais, champion du monde des rallyes 1981, connaît une réussite sans précédent en rallye-raid, et notamment dans l’épreuve la plus prestigieuse de la discipline. Après ce retour gagnant, Ari remporte trois autres Dakar, avant de tourner la page en 1996, pour se tourner (une nouvelle fois avec succès) vers la politique. Mais le sable le démange et le plus bel ambassadeur du Dakar fait son retour en 2003, avec Nissan. A 50 ans, il fait une course remarquable et se classe 7e du général, après avoir suscité un engouement à la mesure de son talent. Son expérience hors-norme du désert et son sens de l’attaque font merveille. En 2004, toujours au volant du Pickup Nissan, il passe le cap des 50 victoires d’étapes. Une ligne supplémentaire s’ajoute à la légende Vatanen et à un palmarès déjà incroyable. Fidèle à Nissan en 2005, le Finlandais est un sérieux prétendant à la victoire. Le verra-t-on le 16 janvier prochain boire son célèbre verre de lait au bord du Lac Rose ?

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L’INTERVIEW D’ARI VATANEN
« On peut gagner »
Etes-vous impatient d’être à Barcelone, le 31 décembre, au départ du Dakar ?
- Ah oui ! Ma relation avec le Dakar est toujours aussi forte. C’est une période hors norme pour moi chaque année. Et le fait que le départ soit donné cette année à Barcelone me rend encore plus impatient.
- Qu’est-ce que vous avez fait depuis le Dakar 2004 ?
- Ça parait un peu banal à dire mais entre deux Dakar, je fais de la politique. Dans le sport auto, le résultat est le fruit du travail de toute une équipe et j’essaie d’appliquer cette méthode lorsque j’évoque les affaires européennes.
- Qu’est-ce qui vous plait le plus dans le Dakar : le défi sportif ou l’aventure humaine ?
- On ne peut pas les dissocier. On peut faire le tour du monde et ne rien voir, ne rien apprécier si le cœur reste fermé. Mon cœur bat là-bas. Tous les échecs que j’ai connus dans ma vie m’ont rendu sensible à ce qui se passe là-bas. Je suis allé pour la première fois en Afrique en 1977, pour participer au Safari Rally. Quand je suis revenu, je n’étais plus le même. La sincérité des Africains et leur joie de vivre alors que leur quotidien n’est pas facile m’ont transformé.
- Qu’est-ce que vous avez retenu de votre Dakar 2004 ?
- Beaucoup de choses. Le petit message que m’a envoyé le Président de la République française pour ma 50e victoire de spéciale. Je me souviens aussi des deux nuits qu’on a passées dans la tente en Mauritanie et de cet arbre contre lequel j’ai tapé (rires)… Et bien sûr aussi la galère incroyable qu’on a connue pour atteindre le parc fermé. Mais ça fait partie du Dakar ! Qui a dit que le Dakar devait être facile ? Il ne peut pas l’être, ce n’est pas dans sa nature.
- Quelles sont vos ambitions pour ce Dakar 2005 ?
- Je n’aime pas fixer des objectifs. On sait qu’on peut gagner. Mais tout peut arriver et ça peut aussi se finir en catastrophe. J’espère que ce sera plutôt le premier cas de figure. Plus personnellement, je voudrais bien remporter une paire de spéciales, ce qui me permettrait d'égaler mon âge (NDLR : Ari a remporté jusqu'à présent 50 victoires d'étapes au Dakar, et il a 52 ans).
- Quelles sont vos sensations au volant du nouveau Pickup Nissan ?
- La voiture est compétitive et c’est très motivant. On peut gagner mais il faut aborder le Dakar avec beaucoup d’humilité. Ça reste toujours aussi difficile. La voiture a déjà gagné, à la Baja Portalegre. D’accord c’est une course beaucoup plus courte qu’un Dakar mais une victoire est toujours une victoire. Les nombreux tests se sont très bien passés et je crois qu’avec cette voiture on peut gagner. Si la fiabilité est au rendez-vous et que nous, les pilotes et copilotes, faisons un bon boulot, rendez-vous à Dakar !
- Vous parliez des copilotes, vous allez justement partir avec un nouvel équipier, Tiziano Siviero. Comment ça se passe entre vous ?
- Je connais Tiziano depuis très longtemps. On n’a jamais partagé la même voiture puisqu’il a toujours été l’équipier de Miki Biasion. J’ai le privilège d’être le premier pilote autre que Miki à être associé à Tiziano ! Il a déjà l’expérience de l’Afrique, il est très professionnel grâce à son passé en championnat du monde des rallyes. Il me fallait un copilote qui ait fait le championnat du monde des rallyes donc je suis très content de l’avoir à côté de moi. |
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